« Les
arguments contre la Constitution sont
des arguments débiles […] C’est le refus
de l’ouverture, le refus de l’Europe »
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Mars 2005
Valéry Giscard d’Estaing, le 21 mars
2005 lors d’une conférence organisée par
l’association Volcavenir à
Clermont-Ferrand.
Le
camp du OUI panique de plus en plus et
compense son manque d’arguments en
faveur de la Constitution par le
mensonge, le mépris, l’épouvante et
maintenant l’insulte. A voir comment le
rédacteur de la Constitution accueille
la critique, l’on peut tout de même
douter du côté pleinement démocratique
du texte…
Jean-Louis Debré "s'inquiète des
conséquences qu'aurait en France la
non-reconnaissance par Ankara du génocide
sur le référendum organisé en France (dans
dix ans) sur l'adhésion de la Turquie.
Réplique sèche d' Erdogan (Premier ministre
de la Turquie) : "Je ne savais pas que 400
000 Arméniens pouvaient faire échouer un
référendum en France".
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Février 2005
In "Dialogue
musclé Erdogan-Debré", Le Parisien, 04
février 2005
Remercions
Monsieur Erdogan pour sa franchise. Le
masque tombe, il nous révèle son vrai
visage, méprisant et froid. Il apparaît très
clairement qu'il n'est absolument pas prêt à
reconnaître le génocide perpétré contre les
Arméniens. De plus il affiche ouvertement un
profond dédain pour ce peuple qui fut
contraint de s'exiler (notamment en France).
Ces "400 000 Arméniens" sont la mémoire d'un
massacre pour des raisons religieuses.
Mais au delà, il injurie aussi
souverainement le choix des Français : nous
avons reconnu ce génocide officiellement le
18 janvier 2000. Il serait bon que la
Turquie se souvienne que la France est un
pays libre, ayant une éthique morale et un
devoir de souvenir. Aujourd'hui, ce ne sont
pas seulement "400 000 Arméniens" qui
s'opposent à l'adhésion de la Turquie, mais
aussi l'ensemble des Français qui refusent
le négationnisme.
C'est pourquoi il est important de voter NON
à l'adoption de la Constitution européenne,
car elle prépare l'entrée de la Turquie en
Europe. Dans 10 ans il sera trop tard.
A ceux qui jugent la Turquie comme terre
européenne, il semble nécessaire
d'apporter aujourd'hui une précision
capitale.
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Février 2005
Membre
de l'Organisation de la Conférence
Islamique (OIC), la Turquie est définie
géographiquement comme suit dans la
charte de ce mouvement, qui se passe de
traduction :
" The Republic of Turkey was founded in
1923. The capital is Ankara. The
population is about 65 million and the
land area is 769 thousand square
kilometres. Turkey is situated
in West Asia, and shares
borders with Georgia, Armenia,
Azerbaijan and Iran in the east, Iraq
and Syria on the south, Greece and
Bulgaria on the north-west. It is
surrounded by the Black Sea to the north,
Aegean Sea to the west and Mediterranean
Sea to the south."
Au gré des mouvements politiques et des
propres avantages à en tirer, la Turquie
semble jouer un double jeu et ce n'est
que par intérêt qu'aujourd'hui elle se
dit située en Europe et non plus en
Asie. Par ailleurs son appartenance à l'OIC
(que l'on évoque jamais) est troublante
pour un état qu'on nous présente comme
presque laïc et qui bien entendu refuse
toute allusion au passé judéo-chrétien
de l'Europe.
Rappelons la raison d'être de l'OIC :
"L'Organisation de la conférence
islamique est une Organisation
internationale qui compte cinquante-et-un États décidés à
rassembler leurs ressources, à unir
leurs efforts et à parler d'une seule
voix pour défendre leurs intérêts et
assurer le progrès et le bien-être de
leurs populations et de tous les
musulmans, à travers le monde."