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Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour notre département - 01/04/07

 Nièvre : Une économie sinistrée à sauver !

Dans la Nièvre, comptant si peu d’entreprises, chaque soubresaut économique, chaque rumeur de restructuration et chaque licenciement est vécu à raison et sans doute plus fortement qu’ailleurs comme un terrible drame. Et ce début d’année encore, l’actualité départementale se fait l’écho de nouvelles plus qu’alarmantes : Henkel confronté à des difficultés financières, Euro Auto Hose en recherche d’un plan de reprise, Prominox… Les faits sont cruels et pourtant si prévisibles pour peu que l’on s’attache à dire enfin la vérité aux Nivernais.

Assez de promesses naïves et de bonnes intentions stériles

Assez de mensonges où l’on fait croire qu’une gauche majoritaire saurait interdire les fermetures de sites. Nous sommes plus que las de ces « bonnes intentions » stériles. L’économie s’est mondialisée, les investisseurs au capital des grands groupes sont le plus souvent étrangers et leur logique est celle des marchés financiers. Ils n’ont aucune attache avec nos terroirs et pas nécessairement plus de considération pour l’ouvrier français qu’indien ou chinois. La règle est celle de la rentabilité et de l’actionnariat. A vouloir interdire et rigidifier encore notre code du travail, nous ne faisons que les décourager un peu plus de créer et de rester encore un peu en France. Pour conserver des multinationales, il nous faut plutôt songer, d’une part, à réduire le coût du travail en réduisant les charges pesant sur l’emploi et, d’autre part, à l’image des Etats-Unis ou de la Chine, prendre des mesures de contrôle des importations plus contraignantes en mettant en place une véritable protection douanière européenne. Au delà, pour faire enfin abstraction des sites de production de ces géants, il faut savoir créer de nouveaux talents, innovants, performants et avec à leur tête des patrons issus de nos régions.

Dans notre département, au delà des politiques industrielles et économiques nationales, sachons donner enfin envie de venir aux petites entreprises, car en la matière depuis des décennies rien n’a été réalisé. Le développement est au point mort et les socialistes ont préféré baser leur politique sur l’assistanat et l’impôt. Résultat : un département dans lequel il n’existe aucun axe de communication rapide, dont le tissu économique est plus qu’atone, dont la population vieillit et qui offre un niveau de revenu médian inférieur à celui de la moyenne métropolitaine (données 2003). Ce n’est peut-être pas étranger au fait que Nevers compte 35% de logements sociaux, offrant ainsi l’image d’une ville souffrant d’un triple malaise : le malaise social touchant des habitants auxquels on n’a pas su offrir les moyens de subvenir autrement que grâce à l’aide publique aux besoins élémentaires d’habitat, le malaise des classes moyennes et aisées qui préfèrent quitter la capitale départementale et enfin celui d’habitants cherchant définitivement en d’autres lieux un avenir plus radieux pour vivre et entreprendre.

« La Nièvre est l’un des quatre départements français où la population baisse » rapporte le Journal du Centre dans son édition du 17 janvier 2007. Il aurait pourtant été simple de prendre exemple sur les départements qui réussissent et au premier titre sur la Vendée.
Pour développer un département il faut au moins trois facteurs primordiaux : une réelle possibilité de se déplacer rapidement afin notamment de diminuer les coûts de transport et de faciliter les communications, une volonté de développer avant tout des PMI et PME dirigées par des personnes résidant à proximité de leurs sociétés, la création sur place de formations adaptées au besoin de ces entreprises.

Pendant que la gauche se plaint en Nièvre, en Vendée Villiers agit et crée !

Cette indispensable mutation, qui n’a jamais été entreprise dans la Nièvre, est seule source de richesses pour tous. Ainsi, l’afflux d’emplois permet aux populations de quitter l’assistanat, généralement facteur de problèmes sociaux et familiaux et ouvre la porte à l’accession à la propriété. En Vendée, près de 75% des ménages sont propriétaires de leur logement ! Plus riche, le département peut mieux prendre en charge les besoins de chacun : aide au handicap, aide à la vieillesse ou à la petite enfance. C’est donc bien la voie suivie par Philippe de Villiers qu’il nous faut à présent adopter. Si en 17 ans – et à partir d’un département rural accusant un fort retard en terme de développement – il a fait de la Vendée une réussite indiscutable, peut-on en dire autant du groupe socialo-communiste à la tête de la Nièvre depuis près de trente ans ?

 

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