Trois jours après la
remarquable victoire du Non français, les Hollandais à leur tour
sanctionnent lourdement les dérives d’une politique européenne
centralisatrice et technocratique. Le Peuple français n’est plus le vilain
mouton noir décrié par les plus fervents partisans du Oui. Comme prévu, il
devient l’éclaireur sage et avisé d’une autre Europe.
Voici brisé le premier mensonge
d’un Président de la République hautain et dénigrant envers ses concitoyens.
Toutefois, tout comme ses
directeurs de campagne socialistes, il ne semble pas souhaiter prendre en
compte cette sévère sanction des électeurs. Les « Ouiistes » minorent une
fois de plus notre vote en nous insultant et en nous accusant de tous les
extrémismes. Pourtant le Non n’est ni populiste ni obscurantiste. C’est
l’expression libre d’un peuple souverain qui veut rompre avec deux décennies
d’immobilisme.
Nous sommes choqués de constater
le choix d’un nouveau gouvernement composé pour l’essentiel des grands
perdants du référendum. Il est l’heure pour nos dirigeants désavoués, y
compris dans la Nièvre, de cesser d’imposer leurs conceptions politiques
désastreuses. Lorsque l’on perd une telle consultation, la décence impose
d’en tirer des conclusions et de ne pas injurier ses adversaires.
Il faut à présent offrir au peuple
une vraie démocratie. Le Parlement traverse actuellement une grave crise de
représentativité, 92% de ses élus s’étant prononcés en faveur de la
Constitution. Nous demandons aujourd’hui sa dissolution et l’instauration
d’un suffrage proportionnel, seul à même de garantir la représentation de
toutes les sensibilités, et notamment du Non de droite.
Ainsi, nous pourrons redéfinir
l’Europe et lui donner un cadre et des frontières précises. Elle sera alors
garante d’une sécurité économique et sociale pour ses Peuples. Afin de
construire cette Europe, nous devons aussi rendre à la France sa
compétitivité par une politique volontariste, vecteur d’emploi et de
richesse, orientée vers la création d’entreprises et non pas vers des
mesurettes sociales qui ne servent qu’à cacher la misère.
Il faut rendre à la France et plus
encore à la Nièvre sa liberté d’entreprendre.
Alexis RICHERT
Président de la fédération Nièvre du Mouvement pour la France