Ruralité -
02/10/06
Nièvre : Défendons
nos campagnes
Tribune publiée le 19/10/06 par
le Régional de Cosne
Délaissé par
nos dirigeants, confronté à un dépeuplement et un
appauvrissement continu, à la disparition des services de
proximité, à la fermeture des écoles de village… le monde rural
meurt en silence. Alors que, plan après plan, des milliards
d’euros ont été déversés sur les banlieues, que fait aujourd’hui
l’Etat pour nos campagnes ?
Elles sont pourtant
une composante vitale de notre pays, première puissance agricole
européenne. Ce pilier de l’identité Française, ses habitants et
leur cadre de vie, sont aujourd’hui doublement menacés : par le
désintérêt de l’État dont ils sont victimes mais également par
l’Union Européenne qui asphyxie nos agriculteurs et piétine nos
traditions.
Ce constat alarmant,
Philippe de Villiers est le seul homme politique de premier
ordre à oser le dresser. Malgré l’indifférence de la classe
politique parisienne, il n’a cessé depuis de nombreuses années,
avec l’ensemble du Mouvement Pour la France, d’alerter nos
dirigeants sur le sort de nos territoires ruraux. Fort de sa
réussite exemplaire à la tête du Conseil Général de la Vendée -
dont il a fait l’un des départements les plus dynamiques de
France en mariant développement économique et qualité de vie
exceptionnelle - il sera en 2007 le candidat de la défense du
monde rurale lors l’élection présidentielle.
Notre projet pour la
France qu’il portera devant les Français proposera un véritable
plan concret en trois axes pour redonner vie à nos campagnes :
>
Réduire la fracture territoriale pour faire vivre les communes
rurales grâce à l’adoption d’une grande loi d’orientation en
faveur du développement de la ruralité. Celle-ci permettra grâce
à une politique incitative (notamment par des mesures de
défiscalisation) l’installation de jeunes couples, de chômeurs,
de commerces, de professions médicales et paramédicales et de
PME en zone rurale pour que cesse la désertification. L’Etat
aura pour devoir de montrer l’exemple et faire le choix d’un
aménagement du territoire privilégiant les communes rurales et
les villes moyennes sur les grandes agglomérations anonymes,
notamment en recréant un services public de proximité, en
interdisant la fermeture de classes dans les écoles primaires et
en rendant les nouvelles technologies accessibles à tous pour
combattre la fracture numérique.
>
Mettre en valeur les richesses du monde rural et soutenir son
agriculture. Cela passe en premier lieu par la défense de notre
mode de vie avec la protection de nos traditions :
l’encouragement à la création d’associations locales, le retour
aux dates traditionnelles d’ouverture de la chasse, mais
également l’interdiction des raves-parties. Le monde rural doit
aussi s’ouvrir pour partager la richesse de son patrimoine. Il
est donc essentiel d’encourager fortement le développement du
tourisme vert, qui constitue également un puissant moteur
économique trop souvent négligé (comme cela est aujourd’hui le
cas dans la Nièvre). Pour redonner vie à nos campagnes, il est
indispensable de promouvoir une agriculture durable permettant
aux agriculteurs de vivre de leur travail plutôt que des primes
Bruxelloises. Pour cela, les dérives de la PAC seront remises en
cause et une nouvelle Europe agricole devra être construite.
>
Concilier croissance, respect de la nature et principe de
précaution en adoptant une attitude de prudence face au OGM, en
assurant la pérennité de notre système d’énergie grâce à un
encouragement de la recherche sur les énergies renouvelables et
en soutenant les investissements en faveur de l’environnement
par une politique de dégrèvements fiscaux. La France doit
devenir le premier pays producteur de pétrole vert.
Ces propositions ne
constituent pas des promesses sans lendemain mais mesures de bon
sens réellement applicables. La seule condition pour leur mise
en place est le courage de rompre avec les décennies de
politiques désastreuses qui ont conduit la France au bord du
précipice. Ce courage, Philippe de Villiers a su le démontrer
par son parcours et ses réussites. 2007 est une occasion unique
de rendre à votre pays, à votre département son identité et son
visage. Nous voulons une Nièvre attirante, vivante, forte de ses
richesses et rompant enfin avec le long déclin qu’elle connaît
depuis tant d’années. La Nièvre doit revivre.
Alexis
RICHERT,
Président de la fédération de la Nièvre du MPF