Immigration -
08/09/06
Le danger des régularisations
Tribune publiée le 12/09/06 par
le Journal du Centre dans une version condensée
Depuis plus de trois
mois, toute la gauche est en ébullition. Les marchands d’utopies sont aux
anges et retrouvent leur thème favori : la défense des immigrés clandestins.
Toute une mécanique de
culpabilisation et de stigmatisation des Français a été savamment
orchestrée. Nombre de médias se sont fait les témoins de récits larmoyants,
d’exigences et de propos enflammés d’associations d’extrême-gauche aux buts
éminemment politiques. Plus insidieusement, certains maires ont préféré
discréditer l’Etat Français en organisant des cérémonies de « parrainage
républicain ».
Le principe est de s’appuyer
sur la scolarisation des enfants pour obtenir leur régularisation ainsi que
celle de leur famille. Un critère dont l’emploi équivaut à renoncer purement
et simplement à tout contrôle puisque tout enfant peut être inscrit dans un
établissement scolaire français, quelle que soit sa situation.
Face à cette agitation,
Nicolas Sarkozy s’est rapidement plié aux ordres du politiquement correct.
Très loin des quelques dizaines de dérogations à la règle de la fermeté
annoncée cet hiver, le ministre a offert une victoire éclatante à la gauche
en faisant régulariser plusieurs milliers de sans-papiers.
Mais que l’on ne s’y trompe
pas ! Pour la France, c’est une nouvelle défaite. Il faut avoir le courage
d’avouer qu’elle n’a plus les moyens d’accueillir ces immigrés. Confronté au
chômage de masse, à l’appauvrissement constant d’une large part de la
population et à un déclin que les économistes soulignent régulièrement,
notre pays doit avant tout penser à ses citoyens dans la difficulté. La
France ne peut être une terre promise pour le monde entier.
Renoncer aujourd’hui à
l’expulsion des sans-papiers, c’est lancer un appel extraordinaire à
l’immigration illégale. Passeurs et escrocs ne s’y tromperont pas, ils
continueront à vendre notre pays comme un Eldorado où la régularisation est
si facile.
Pourtant, nous n’avons rien
à offrir à ces étrangers : ni emploi, ni logement. Miséreux chez eux, ils le
sont aussi chez nous, logeant dans des squats ou vivant des aides publiques.
La dignité exige que nous contrôlions enfin nos frontières pour instaurer
une immigration zéro et que nous battissions en contrepartie une réelle
politique d’aide et de coopération avec les pays pauvres. La véritable
générosité est de donner à leurs habitants la possibilité de développer,
chez eux, une économie leur offrant des conditions de vies décentes qu’ils
ne peuvent trouver en France.
Alexis
RICHERT,
Président de la fédération de la Nièvre du MPF