Tribunes

 

 > Après l’affaire des caricatures...- 20/03/06

 Les fondements Démocratiques et Républicains en question..

D’apparence anodine, et dont la seule conséquence aurait était le silence si leur cible avait été chrétienne ou israélite, les caricatures du prophète Mahomet ont été le support révélateur de l’abîme séparant une partie du monde musulman (qu’il soit oriental ou occidental) des principes démocratiques. 

Ainsi sont apparues au grand jour l’impossibilité, volontaire ou par ignorance, pour un certain nombre de musulmans à comprendre et accepter l’universalité des principes de liberté d’expression et de liberté de la presse, conditions sine qua non de l’existence de toute société démocratique. Cette liberté de presse si souvent bafouée dans certains pays islamistes (Iran, Syrie…) est pourtant faussement invoquée par ces mêmes pays pour publier des paraphes violemment antisémites ou antioccidentaux... Deux poids, deux mesures.

Au delà de la liberté de presse, se pose bien entendu la dramatique question de l’instrumentalisation des populations dans plusieurs États musulmans, orchestrée par des groupes à l’hostilité occidentale revendiquée et aux méthodes terroristes. Ils ont vu en ces quelques dessins le prétexte au saccage de représentations diplomatiques européennes et à l’appel au meurtre au nom d’Allah. L’instrumentalisation est également en action sous des formes plus ou moins radicales dans les Nations occidentales comme la France. Apparatchiks du pouvoir, expansionnistes fanatiques, ces "fous de Dieu" ne peuvent régner que par la peur, les manœuvres guerrières et l’inculture dans laquelle ils laissent leurs peuples.

Face à la mise en évidence des tensions grandissantes qui existent entre une partie importante du monde musulman –  de plus en plus radical – et l’Occident, la réaction d’un certain nombre de responsables politiques ou associatifs européens suite à cette affaire, ainsi que la multiplication des manifestations communautaristes, sont elles aussi alarmantes.

Ainsi, certains n’ont pas hésité à bafouer les principes de 1789 en blâmant les auteurs des caricatures et surtout les journaux les ayant publiées, dont le geste tenait de la liberté d’information et d’opinion alors gravement menacée. La création d’un précédent par la mise en place d’une censure – d’une capitulation face au chantage – aurait été d’un danger immensément plus grand que la publication.

Ces événements ne font qu’étayer les propos de Philippe de Villiers lorsqu’il dénonce le développement de l’islamisme radical en  France et la remise en cause de plus en plus    systématique de nos valeurs  républicaines. Cette question ne pourra plus être éludée indéfiniment par nos responsables politiques hypocrites car il en va de l’avenir de notre Nation. Nous sommes une démocratie régie par des lois qui s’appliquent à tous et de la même façon. Ne laissons pas la crainte nous  submerger, mais au contraire défendons la liberté contre l’oppression. Ainsi, il est de notre devoir d’aider à l’épanouissement des femmes soumises au joug d’extrémistes, de refuser des horaires d’ouverture spécifiques des piscines ou autres lieux publics en fonction de telle ou telle croyance...

Enfin, contrairement aux souhaits des leaders de l’Islam radical, préservons l’immense richesse de pouvoir tous avoir accès à l’enseignement. Laissons les enfants, et notamment les jeunes filles, intégrer naturellement le groupe et participer à toutes les activités nécessaires à leur épanouissement et à leur future place dans la société (éducation sportive, cours de sciences...). Donnons leur la chance de devenir libres penseurs et ce sont eux, demain, qui participeront à préserver la liberté d’opinion.

Gabriel Richert
Secrétaire général de la fédération Nièvre du Mouvement pour la France

 

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