L’Europe ne sera pas perdue
si vous voter NON, mais sera au contraire redéfinie. En cas d’adoption de la
Constitution européenne, et conformément à son protocole d’application n°
34, aucune modification institutionnelle n’aura lieu avant le 1er novembre
2009. N’en déplaise à François Hollande, le Oui ne permettrait donc pas de
censurer la commission Barroso, mais lui serait une marque de soutien.
En cas de Oui, après 2009 les
nouvelles institutions européennes deviendront un carcan inamovible pour la
France car il s’agit d’une Constitution : acte de naissance d’un État
européen. Chapeautant l’ensemble des Nations le constituant, il pourra à
tout moment s’arroger le droit de légiférer sur telle ou telle compétence
encore attribuée à notre pays et réduira nos parlements à un rôle de
figuration. Par ailleurs, son système politique ne sera pas réellement
démocratique. Premièrement parce que le Président, comme les commissaires,
ne sont pas directement élus par les citoyens et deuxièmement parce que ces
commissaires, disposant du monopole d’initiative législative, ne sont que 15
alors qu’il y a déjà 25 pays.
Perdant notre souveraineté, c’est
à marche forcée que nous serons contraints d’accepter toutes les lois de
Bruxelles. Nous en avons vu les dérives. Souvenons-nous de Frits Bolkestein
refusant le débat lors de sa récente venue en France, déclarant «J'ai
d'autres chats à fouetter et je ne suis pas sûr que la confrontation avec
des hommes politiques clarifie le débat.» Cet ultralibéralisme débridé et
hautain, soutenu curieusement par le PS, nous le refusons. A vouloir aller
trop vite, nous détruisons notre tissu économique. Ce qui aujourd’hui est
favorable à la Pologne ne l’est pas forcément pour la France, dont le niveau
de vie et les avantages sociaux sont bien supérieurs à ceux des pays de
l’Est. C’est un nivellement par le bas qui nous est proposé à court terme.
Nous voulons une Europe des
Nations, basée sur des coopérations choisies et respectueuses des
spécificités inhérentes à chacun de ses membres, sachant créer des
partenariats évolutifs avec ses voisins. Seule cette Europe pourra assurer
notre développement en garantissant nos droits.
Ne laissons pas passer l’ultime
occasion de dire NON et de prouver ainsi que la France restera une Nation
puissante et maîtresse de son destin.
Alexis RICHERT
Président de la fédération Nièvre du Mouvement pour la France