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Un NON pour créer une nouvelle Europe - 12/04/05

 Un "NON" d'espoir

Tribune libre publiée par Le Régional de Cosne dans son édition du 16 avril 2005

L’Europe ne sera pas perdue si vous voter NON, mais sera au contraire redéfinie. En cas d’adoption de la Constitution européenne, et conformément à son protocole d’application n° 34, aucune modification institutionnelle n’aura lieu avant le 1er novembre 2009. N’en déplaise à François Hollande, le Oui ne permettrait donc pas de censurer la commission Barroso, mais lui serait une marque de soutien.

En cas de Oui, après 2009 les nouvelles institutions européennes deviendront un carcan inamovible pour la France car il s’agit d’une Constitution : acte de naissance d’un État européen. Chapeautant l’ensemble des Nations le constituant, il pourra à tout moment s’arroger le droit de légiférer sur telle ou telle compétence encore attribuée à notre pays et réduira nos parlements à un rôle de figuration. Par ailleurs, son système politique ne sera pas réellement démocratique. Premièrement parce que le Président, comme les commissaires, ne sont pas directement élus par les citoyens et deuxièmement parce que ces commissaires, disposant du monopole d’initiative législative, ne sont que 15 alors qu’il y a déjà 25 pays.

Perdant notre souveraineté, c’est à marche forcée que nous serons contraints d’accepter toutes les lois de Bruxelles. Nous en avons vu les dérives. Souvenons-nous de Frits Bolkestein refusant le débat lors de sa récente venue en France, déclarant «J'ai d'autres chats à fouetter et je ne suis pas sûr que la confrontation avec des hommes politiques clarifie le débat.» Cet ultralibéralisme débridé et hautain, soutenu curieusement par le PS, nous le refusons. A vouloir aller trop vite, nous détruisons notre tissu économique. Ce qui aujourd’hui est favorable à la Pologne ne l’est pas forcément pour la France, dont le niveau de vie et les avantages sociaux sont bien supérieurs à ceux des pays de l’Est. C’est un nivellement par le bas qui nous est proposé à court terme.

Nous voulons une Europe des Nations, basée sur des coopérations choisies et respectueuses des spécificités inhérentes à chacun de ses membres, sachant créer des partenariats évolutifs avec ses voisins. Seule cette Europe pourra assurer notre développement en garantissant nos droits.

Ne laissons pas passer l’ultime occasion de dire NON et de prouver ainsi que la France restera une Nation puissante et maîtresse de son destin.
 

Alexis RICHERT
Président de la fédération Nièvre du Mouvement pour la France
 

 

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