Politique gouvernementale - 15/10/07
Refuser
la politique socialisante
Après
quelques mois d’attente et d’observation patiente, il est
maintenant justifié de réagir à la politique insufflée par notre
nouveau Président de la République.
La campagne
électorale, faite de promesses, est déjà bien loin, et le compte
n’y est pas. Nous autres, électeurs de droite, nous sentons
floués. La large ouverture à gauche voulue par l’UMP fait de
plus en plus penser à un gouvernement impuissant à mettre en
œuvre de vraies réformes, cherchant appui auprès du PS pour
éviter précautionneusement tout changement en profondeur.
De fait, service
minimum, réforme des régimes spéciaux, pouvoir d’achat, relance
de l’économie, aucun de ces dossiers n’a réellement avancé.
Malgré les effets d’annonce, nous devons nous contenter de pâles
« mesurettes ». A titre d’exemple notons :
- L’inadéquation
de la réforme des heures supplémentaires : les professions
libérales, les indépendants… et nombre de salariés ne sont pas
concernés par ce dispositif,
- L’absence
d’une vraie garantie de service public minimum : le modèle du
secteur hospitalier devait être pris en exemple, afin d’éviter
des grèves bloquant l’ensemble de l’économie, et appliqué dès
maintenant, notamment dans les transports,
- Le choix de
préserver encore les régimes spéciaux : le calendrier
d’aménagement mis en place s’étalera sur des années,
- La dégradation
de l’emploi et de la croissance : la France est plus que jamais
en panne.
Est-ce cela
qu’il faut attendre de la droite ? Non, la France et les
Français ont besoin d’un véritable avenir. Il faut renouer avec
la croissance et rejeter enfin définitivement le poids de l’état
qui asphyxie nos entreprises et notre pouvoir d’achat. Il faut
engager de vraies réformes assises notamment sur une plus grande
liberté de travailler, sur une baisse des prélèvements sociaux
et de l’imposition, sur une véritable égalité de traitement
entre travailleurs du secteur public et du secteur privé. Ne
perdons pas notre temps en négociations stériles et menaces de
grèves attisées par les doctrines dépassées d’une gauche en
perte de vitesse. Cessons de demander conseils et adoubements
auprès des pontes du socialisme. Refusons de payer la facture de
l’immobilisme et forgeons une vraie relance profitable à tous.
Après plus de
25 ans d’un socialo-centrisme au mieux inefficace, la droite a
le devoir de défendre ses idées et de mettre en application une
nouvelle donne
Alexis RICHERT,
Président de la Fédération de la Nièvre du MPF