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Projet mine et de centrale thermique de Lucenay-Cossaye - 15/11/06

 Miser sur l'innovation pour préserver l'environnement (Démagogie d’une gauche en manque de succès.)

 

A l’approche des échéances électorales, la gauche cherche à redorer son image dans la Nièvre. Il faut dire que son bilan est plutôt catastrophique : fermetures d’usines, population en déclin et vieillissante, axes de communication majeurs encore et toujours quasi-inexistants… L’addition est lourde dans un département qui pourtant disposait des atouts nécessaires à un bon développement : fort potentiel pour le tourisme vert et le secteur bois en Morvan, position géographique favorable bordant la vallée de la Loire, villes au riche passé historique, secteur viticole dynamique… Sous une autre gouvernance politique, la Nièvre aurait pu être un département alliant industries dynamiques et tourisme florissant.

Alors, face à ce constat, socialistes et communistes maquillent, promettent et se défaussent de leurs responsabilités. Ils s’agitent. C’est ainsi qu’en août nous fut annoncé en grande pompe, avec un sensationnalisme laissant peu de place à l’objectivité, le projet de mine de charbon et de centrale thermique de Lucenay-Cossaye.

Un cadeau tombé du ciel, avec à la clef, selon nos élus, des centaines d’emplois à long terme et plus d’un millier pendant la construction… Dès lors, comment avec une telle pression politique une réflexion sereine autour du projet, de son impact environnemental, social et économique pouvait-elle être menée? Les évolutions de ces derniers jours et le retrait de M Hénin du projet ont malheureusement apporté la preuve que l’on ne gagne jamais à vouloir brûler les étapes et passer en force.

Il est vrai que le projet aurait pu être créateur d’emplois, mais sans commune mesure avec le chiffre de 437 postes en période de fonctionnement avancé par la SEREN, société à l’origine du projet. En effet, si le chiffre de 100 emplois pour la centrale semble crédible, celui de 337 pour la mine à ciel ouvert parait très largement surestimé. Avec « 50 personnes une carrière tourne sans problème » confiait ainsi récemment Gary Wesolek, président de l'association machinoise pour la conservation du souvenir minier, au journal Libération. Sans oublier de retrancher à ces chiffres le nombre des emplois touristiques et agricoles détruits par l’exploitation.

L’emploi et le développement économique d’une région sont des enjeux trop graves pour être ainsi utilisés à des fins partisanes par des responsables politiques en manque de popularité. Seul l’intérêt commun doit guider la réflexion autour d’un tel projet. Dès lors, comment faire l’impasse sur les nombreuses nuisances menaçant les riverains, la pollution inexorable crée par l’exploitation du charbon à ciel ouvert puis sa combustion dans une centrale – qui nécessite la création de nombreuses lignes à haute tension – et plus largement l’impact négatif d’une industrie extrêmement polluante sur l’image de la Nièvre.

Pour permettre une croissance économique solide, la priorité doit être donnée au développement de PME innovantes et du tourisme vert pour créer des emplois pérennes dans notre département. Afin de répondre aux défis énergétiques et écologiques de demain, une politique incitative forte en faveur de la production de pétrole vert est également impérative. Enfin, tout projet minier ne doit pas être abandonné mais il nous faut trouver les techniques permettant une exploitation acceptable pour l’environnement comme pour les riverains. Pour cela, nous devons promouvoir la création d’un pôle scientifique de recherche et de développement sur l’extraction du charbon et le stockage du CO2. Cette démarche doit s’inscrire dans le cadre d’une réflexion sur le long terme. Nous ne pouvons accepter l’idée d’un projet bâclé et destructeur pour l’environnement et l’écosystème au nom d’un « faute de mieux » injustifié.

La Nièvre mérite autre chose que ces coups de force qui ne font que camoufler grossièrement trente ans d’une gestion départementale de gauche inefficace. Souvenons-nous du dernier projet pharaonique que fut le circuit de Magny-Cours, qui n’a aujourd’hui non seulement pas tenu ses engagements en matière de création d’entreprises, mais qui coûte aussi très cher au contribuable nivernais. Rappelons-nous aussi des promesses faites quant à l’A77. Depuis peu les socialistes crient à l’abandon de la Nièvre par l’Etat, mais n’oublions pas que la gauche et Jospin étaient encore au pouvoir lorsque les travaux sont tombés au point mort. Pourquoi ne pas avoir fait plus à l’époque ?

Aujourd’hui, la fédération de la Nièvre du Mouvement pour la France, vous propose de tourner le dos aux hommes du passé, qui depuis des décennies ont épuisé la Nièvre et l’on précipitée dans l’abîme. Il n’existe pas de fatalité ni de baguette magique, seulement des politiques pragmatiques, courageuses et novatrices au service des citoyens. C’est de celles-ci dont notre département à aujourd’hui besoin.

Des exemples existent déjà, au premier rang desquels la Vendée, dont Philippe de Villiers préside le Conseil Général. Sous son impulsion, la Vendée est rentrée de plein pied dans le XXIe siècle en devenant un département leader en matière de dynamisme économique, de qualité de vie, mais aussi d’infrastructures routières et de communication. Pourtant, il y a moins de deux décennies, il s’agissait encore d’un département pauvre. En misant sur l’innovation, l’entreprenariat et les PME, la formation professionnelle… alliés à la préservation de la ruralité, la Vendée est devenue un modèle de développement.

La Nièvre doit regarder en direction de ce qui marche, non vers le passé. Les Nivernais doivent donner un grand coup de balais et porter aux responsabilités des hommes et des femmes neufs. Nous nous battons chaque jour pour créer l’alternative et offrir un nouveau projet à notre département. Avec le MPF, reprenons espoir et créons ensemble un avenir pour la Nièvre.
 

Le bureau de fédération

 

 

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