Est-il concevable d’autoriser un pays qui occupe illégalement une partie du
territoire européen - un état dont il ne reconnaît pas l’existence – à
adhérer à cette même Union ?
La
réponse parait évidente… et pourtant ! Tandis que les Français sont
presque
unanimes pour refuser l’adhésion de la Turquie à
l’Union Européenne, plusieurs de nos hommes politiques ne semblent
cependant pas de cet avis ! A commencer par notre Président,
depuis bien longtemps déconnecté du peuple. On le savait déjà assez
peu porté sur le respect de la souveraineté française, mais cela vaut
aussi pour celle de Chypre ! En effet le plus fervent partisan de
« l’Union Eurasiatique » ne semble pas vraiment préoccupé par le
fait qu’Ankara n’ait pas reconnu le gouvernement chypriote grec dont
elle occupe
militairement depuis 1974 une partie du territoire. Le
président chypriote grec, Tassos Papadopoulos, a demandé à la Turquie de
"montrer, d'ici au 17 décembre, en parole et en actes,
qu'elle comprend et accepte
que l'Union européenne comporte vingt-cinq membres".
Mais monsieur
Chirac sera-t-il aussi pointilleux pour vérifier si c’est effectivement
le cas, qu’il l’est pour défendre l’adhésion du pays
qui serait le plus grand état de l’Union Européen, sans pourtant être en
Europe ?
Gabriel RICHERT
Secrétaire
départemental de la fédération Nièvre du MPF