Europe -
17/11/04
Date
du referendum : Attention aux manipulations !
Jacques Chirac réfléchit au meilleur moment pour convoquer les électeurs
en 2005. Fin stratège, pressé de voir notre souveraineté disparaître, le
président piégé par la prise de conscience
des Français étudie la
meilleure date pour tenter de faire adopter la constitution européenne.
Le
choix du moment peut influer sur le résultat. Alors qu’il a annoncé «Au
printemps, on ne sera pas prêt. Ce sera dans la seconde partie de
l'année» le 14 juillet dernier, le président étudie maintenant comment
en avancer la date. Le chef de l'État affine sa stratégie, sans avoir
encore tranché : il a demandé que soit préparé un scénario pour chaque
hypothèse. Mais déjà, une semble se dessiner clairement : Un référendum
annoncé pour dans un an afin d’endormir la campagne … puis d’un seul
coup tout s’emballe pour empêcher les Français de réagir.
Le
Conseil constitutionnel, saisi le 29 octobre, sollicitera dans les
prochains jours une révision de la Constitution, préalable au
référendum. Le Parlement entamera donc ses travaux à la fin de janvier
ou au début de février. Ensuite sera réuni le Congrès puis, pour
conclure, le président convoquera les électeurs.
Tandis
que le Premier ministre expliquait, le 28 octobre, sur RTL : «Je pense
qu'il est très difficile de faire le référendum dans les six mois,» une
semaine plus tard le secrétaire général délégué de l'UMP, - proche du
chef de l'Etat - François Baroin, proposait pour la première fois une
accélération du calendrier. «Si les militants socialistes disent oui au
texte le 1er décembre, il n'y a pas de raison de tarder», disait-t-il,
en précisant que « techniquement le référendum peut-être organisé dès
fin février. » «La fin du printemps est la meilleure date», réaffirme
François Hollande. Jean-Louis Debré également sur la même ligne :
« plus
on attend, plus le vote sera "pollué" ». Comme si le fait que les
arguments des défenseurs du NON puissent convaincre était une
pollution !!!
Et c’est
sans parler de la question de la Turquie, dont l’adoption de la
Constitution rendra l’adhésion à l’Union européenne quasi inéluctable !
Les Français le savent et ne comptent pas se laisser berner pas les
supporters du Oui/Non, du Ouin, bref du OUI. Et c’est pourquoi le NON va
l’emporter.
Une
chose est sûre, la question est tout sauf accessoire : le NON s’imposant
de plus en plus comme la solution de la raison, la panique gagne les
états majors du OUI. Ils répliquent en usant par conséquent de toute la
mauvaise fois imaginable, faisant maintenant leur maximum pour créer une
diversion... et ainsi maintenir les Français dans l’ignorance jusqu’à
l’avant-veille de la consultation.
Il
convient donc d’être extrêmement prudent et d’informer dès maintenant
nos concitoyens des dangers de la Constitution. C’est ce que nous
faisons et ferons, et ce malgré la stupéfiante inertie des médias.
Gabriel RICHERT
Secrétaire
départemental de la fédération Nièvre du MPF