Situation incompréhensible, alors que la
France ne produit presque plus de richesses, que le chômage persiste à un niveau
très élevé et que le nombre d’allocataires du RMI a cru de 5,2% sur une année,
notre territoire continue à accueillir un flux croissant d’immigrés.
Rappelons quelques données issues de
la synthèse du rapport annuel de la Direction de la Population et des
Migrations, rédigé par Corinne Régnard et paru en 2005 : « Immigration
et présence étrangère en France en 2003 ». Cette synthèse est disponible sur le
site du gouvernement : www.social.gouv.fr
« Le nombre de
demandeurs d’asile ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années pour atteindre
en 2003 un peu plus de 52 200 demandeurs adultes au
titre de l’asile conventionnel ou constitutionnel et 27 751 au titre de l’asile
territorial, ces deux démarches se recouvrant partiellement sans que l’on puisse
évaluer avec précision dans quelle mesure. […]
Au cours de
l’année 2003, près de 145 000 étrangers ont acquis la nationalité française.
La forte croissance observée entre 2002 et 2003 (+ 13,9 %) est due, pour
l’essentiel, suite à une demande du Président de la République en fin d’année
2002, à une simplification de la procédure d’acquisition de la nationalité. […]
Les
acquisitions de la nationalité française par décret (naturalisation et
réintégration) représentent plus de la moitié de l’ensemble des acquisitions
(53,3 % en 2003) et correspondent essentiellement à des naturalisations (87,3 %
des cas en 2003). Les acquisitions suite à un mariage ne cessent de prendre de
l’importance (+ 9,8 % entre 2001 et 2002 puis + 17,4 % pour la période
suivante). »
Il faut savoir que ces chiffres
ont encore augmenté entre 2003 et 2004.
Notons aussi la faiblesse des
« mesures » de maîtrise des flux :
« En 2003,
près de 56 000 mesures d’éloignement du territoire français ont été prononcées
et 11 700 exécutées. […]
En 2003, 947
personnes ont été invitées à quitter le territoire dans le cadre du programme de
réinsertion des étrangers dont le séjour en France a été refusé. »
Si un renforcement des mesures
d’expulsion a été mis en place, il est quasi inefficace, insuffisamment appliqué
et aucune contrainte n’a été réellement prise concernant l’entrée sur notre
territoire durant ces dernières années de crise. L’objectif 2006 des reconduites
à la frontière, fixé par notre Ministre de l’Intérieur, reste ridicule au regard
du problème : 25 000 ou 26 000.
Face à la grogne de nos
citoyens, mais trop tardivement (fin 2005), Nicolas Sarkozy c’est enfin décidé
à durcir un peu les contraintes d’obtention de la nationalité française.
Cependant il ne s’agit que d’un timide renforcement (allongement des durées
nécessaires à la régularisation) et non pas de l’arrêt des pratiques
de naturalisation. Le problème est simplement décalé dans le temps.
Enfin, nous venons d’évoquer les seuls
chiffres concernant l’immigration légale, mais elle ne constitue que la partie
visible de l’iceberg, car il reste l’inchiffrable immigration clandestine. De
plus, rappelons que les régularisations massives opérées par l’Espagne et
l’Italie, sans concertation avec leurs partenaires européens, sont autant
d’arrivées possibles
et légales sur notre
territoire.
Il faut être lucide, nous devons
réformer le droit d’accès à notre territoire et au statut de citoyen français
pour stopper complètement l’immigration. Nous devons reprendre le contrôle de
nos frontières. En n’offrant d’autres perspectives que le chômage à ces
populations, nous ne faisons que renforcer leur désillusion et le sentiment
d’exclusion qui l’accompagne. Il devient dès lors impossible d’assurer une
cohésion sociale et cela ne fait qu’accroître les dérives (islamisme,
insécurité…). Ces mesures, certes fermes envers des populations pauvres,
relèvent du salut social et économiques de notre nation.
Ayons le courage de sauvegarder notre cohésion sociale et aidons ces peuples à
rester chez eux en développant des programmes d’aide concrets et appropriés dans
leurs pays, comme la Vendée le fait si bien avec le Bénin
>
Immigration -
19/03/06
Les rapports qui confirment les analyses du MPF
Le 17 mars dernier
fut une journée pénible pour les tenants de la police de la pensée… En
effet, deux rapports distincts et violement critiques vis-à-vis de la
politique migratoire française ont été révélés ce jour.
Le premier, révélé par le
Monde, est particulièrement explicite. Il s’agit des premières
conclusions du rapport d’étape de la mission d'évaluation des « capacités
d'accueil de la France et ses besoins », confiée à Richard Castera par
le Ministère de l’Intérieur en septembre 2005. Le constat est implacable :
« La France n'a plus, dans l'état actuel de son économie, les
moyens d'accueillir des immigrants ».
Pour M. Castera, notre pays
« n'a d'autres choix que de réduire […] le flux des personnes entrant sur son
territoire », sous peine de s’exposer à de « nouvelles explosions comme
celle qu'elle a connue en novembre dans les banlieues ». Et le Monde de
commenter « Pour M. Castera, la France doit prendre acte du fait que ses
capacités d'accueil ne lui permettent pas d'intégrer dans de bonnes conditions
le flux migratoire qu'elle admet chaque année - plus de 160 000 personnes en
2004 selon ses estimations. Et elle doit faire des choix pour réduire ce flux.
[…] C'est en particulier dans le domaine du logement, mais plus encore en
matière d'emploi, que l'intégration pose problème […] le secteur privé, le seul
qui leur soit accessible, ne génère pas suffisamment d'emplois pour satisfaire
les demandes : en 2004, il enregistrait 86 000 créations nettes. »