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Référendum démocratique ? - 20/11/04

 Jean Pierre Raffarin en campagne pour le OUI.

Matignon poursuit sa campagne de manipulation … avec votre argent !

Preuve en est ce communiqué du 7 octobre pour le moins surprenant, que l’on peut trouver sur le site Internet du Premier Ministre. Encore une fois, l’on voit bien que le gouvernement met tous ses moyens au service du OUI au référendum sur la Constitution européenne. Mais il le fait avec l’argent des Français, alors qu’ils ne se sont même pas encore prononcés, au lieu de faire le jeu de la démocratie par un financement équitable des campagnes du OUI et du NON. Un détournement de fonds de plus …

Mais outre la forme, le fond du communiqué est tout aussi affligeant. Il est à lui seul un concentré de propos scandaleux, comme de mensonges, accusant les partisans du NON de s’inscrire dans une « logique de repli », réaffirmant le démantèlement de la diplomatie française par la mise en place d’un Ministre européen des Affaires étrangères et confirmant l’entrée de la Turquie en Europe.

Mais l’élément qui doit le plus retenir l’attention est le qualificatif « irréversible » utilisé par Jean-Pierre Raffarin à propos de la construction européenne, il doit inciter au pragmatisme et à la prudence quant à nos choix futurs …

Cela devrait également pousser le gouvernement à un peu plus d’honnêteté face aux Français en respectant leur liberté de choix sans les influencer.

 

 

Actualités

 

"Une nouvelle ère pour l’Europe"

 

Dans d’une interview donnée au journal Métro, le Premier ministre a plaidé pour le "oui" au projet de Constitution européenne. La veille, la Commission européenne a recommandé l’ouverture de négociations avec la Turquie en vue de sa future adhésion.

 

"Oui" à la Constitution européenne

Le Premier ministre s’est clairement engagé en faveur du "oui par urgence" au projet de Constitution européenne, arguant entre autres des avancées en matière d’Europe de la défense et de politique étrangère commune.

 

Ces avancées, qui marquent le caractère "irréversible" de la construction européenne, permettront de défendre la place de l’Europe dans le jeu international : elle doit peser pour ne pas "subir".

 

La création d’un poste de ministre européen des Affaires étrangères va dans ce sens, a souligné le Premier ministre. Reprenant la vision d’un monde multipolaire défendue par J. Chirac, il a affirmé que "l’équilibre du monde a besoin de l’Europe"

 

Le Premier ministre a aussi défendu le contenu social de la Constitution, affirmant que "l’Europe sociale est une ambition qu’il nous faut garder à cœur". Le texte constitutionnel permet des avancées dans ce domaine, qu’il s’agisse de l’emploi, de la cohésion sociale ou de la politique sociale de l’Union.

 

Il a déclaré en outre que la France ne serait entendue que si elle avait l’Europe pour relais. Dire "non" à la Constitution signifierait faire le choix d’une "logique de repli".

 

S’opposer au "renoncement"

 

Sur la question du référendum sur la Constitution, il a rappelé que le Président de la République restait "maître constitutionnel".

 

En réponse à une question sur la mobilisation des électeurs en cas de référendum, le Premier ministre s’est encore une fois montré confiant, déclarant qu’il ne craignait "pas du tout" l’indifférence des Français, qui ont selon lui compris l’importance de la Constitution et plus largement de la construction européenne. Les jeunes doivent particulièrement se mobiliser autour du projet européen, pour contrer un monde "menacé de renoncement".

 

Il a exposé ce qui constitue à ses yeux l’une des conditions d’un succès référendaire : refusant que la consultation devienne un "plébiscite", il attend de la campagne qu’elle prenne l’Europe comme véritable sujet, loin des prises de position partisanes et des "caricatures".

 

Revenant sur la question de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne le Premier ministre a demandé que l’on mette de côté les "démagogies".

 

Il est nécessaire à ses yeux de ne pas fermer "pour l’éternité" les portes de l’Union à la Turquie, même si celle-ci n’est pas en mesure d’y adhérer dans les prochaines années. L’important est d’adopter à son égard une attitude de loyauté : "Il ne faut pas désespérer ce pays ni lui mentir".

Il a en outre souhaité que le peuple français soit associé au débat sur l’adhésion turque, lorsque le processus proprement institutionnel sera achevé.

Rappelons que la Commission européenne, par la voix de son président en exercice Romano Prodi, a recommandé le 6 octobre 2004 l’engagement des négociations d’adhésion avec la Turquie.

7-10-2004                      14 :57

www.premier-ministre.gouv.fr
 

         * C’est nous qui surlignons.

 

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