Référendum européen -
22/11/04
Un
NON justifié à la Constitution Européenne
Réponse à la tribune de Khalid Hamdani, secrétaire départemental de l'UMP, du
09/11/04 dans le Journal du Centre.
Certes il est de sujets qui
doivent dépasser les clivages politique Gauche-Droite, comme le soulignait
Khalid Hamdani dans sa tribune du 9 novembre. Le projet de Constitution
européenne e
n est un. Cependant, l’approche du secrétaire départemental de l’UMP
est faussée car il est fort à craindre que le Oui à la Constitution européenne
sonne de glas de notre nation et de son libre arbitre. En effet eu égard à
l’importance que prendront les décisions européennes dans notre vie quotidienne,
de quelle marge de manœuvre disposera alors la France qui ne comptera en 2009
plus que 72 euro-députés sur 736 ? Les décisions du Conseil Européen – qui
définit les orientations politiques - ainsi que celles du conseil des ministres
–qui à un rôle législatif et budgétaire - seront prises à la majorité qualifiée
(avec un minimum de 55% des états membres représentant seulement 65% de la
population de l’UE).Or, toute décision européenne aura la primauté sur les
textes législatifs français.
Noyée dans les méandres d’une
Europe ne lui consacrant que si peu de place, on comprend aisément que la France
ne pèsera plus aucunement sur les débats politiques à venir.
Et que dire de la multitude
d’articles de cette constitution qui amputeront nos choix actuels et à venir ?
Par exemple, notre loi sur la laïcité sera immédiatement remise en cause au nom
de la liberté de « manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou
collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les
pratiques et l’accomplissement des rites – Article II-70 ».
Enfin il ne faut surtout pas
penser que l’on puisse revenir en arrière, ou tout simplement quitter l’Union
européenne, car ce traité établit des clauses suffisamment contraignantes pour
rendre tout revirement impossible.
Brossées en dix lignes, voici
quelques raisons parmi tant d’autres qui font de cette Constitution européenne
un déni complet de ce qui fut et ce que devrait être la France.
Le voilà donc,
cet enjeu qui dépasse les clivages politiques : le NON à la Constitution
européenne est aussi défendu par Nicolas DUPONT-AIGNANT (UMP) ou Laurent FABIUS
(PS). Et afin de porter au plus haut la défense de nos valeurs, nous acceptons
volontiers un débat contradictoire avec nos adversaires politiques, car ce sujet
crucial mérite d’être traité avec sérieux et dans la plus parfaite transparence
démocratique.
Alexis RICHERT
Président de la fédération Nièvre du Mouvement pour la France