Projet de Lucenay-Cossaye - Tribune libre publiée le
26/11/06 par le Journal du Centre
Miser sur
l'innovation - [Quand la gauche brûle les étapes]
[A
l’approche des échéances électorales, la gauche cherche à faire
oublier son bilan catastrophique dans la Nièvre : fermetures
d’usines, asphyxie des petits commerces, mort lente des
campagnes…] Le projet de mine et de centrale
électrique de Lucenay-Cossaye arrivait à point pour redorer
l’image de nos élus socialistes et communistes. Annoncé en
grande pompe cet été, avec bien peu d’objectivité, il s’agissait
alors d’un cadeau extraordinaire, supposé créer des emplois par
centaines.
[Sous la pression
politique, aucune réflexion sereine ne fut donc menée en amont
autour de ce complexe minier et de son impact environnemental,
social et économique.] Comment faire l’impasse sur les
nombreuses nuisances pour le monde rural, la pollution
inexorablement créée par l’exploitation à ciel ouvert puis la
combustion du charbon, l’installation de lignes à haute tension…
et plus largement l’impact négatif de cette industrie sur
l’image départementale? [Quant à l’emploi, il est illusoire
de penser que le nombre de créations soit supérieur à 150,
auxquels il faut retrancher les emplois touristiques et
agricoles locaux détruits.] Les évolutions de ces derniers
jours et le retrait de M. Hénin ont apporté la preuve que l’on
ne gagne jamais à vouloir brûler les étapes pour passer en
force. Nous ne pouvons donc que demander l’abandon de l’actuel
projet de la SEREN.
Aujourd’hui, il est
tout aussi irresponsable de vouloir renoncer définitivement au
charbon que d’accepter ce projet bâclé au nom d’un « faute de
mieux ». Il nous faut innover et permettre une exploitation
acceptable pour l’environnement et les riverains. Pour cela,
nous proposons de promouvoir la création d’un pôle scientifique
de recherche et de développement sur l’extraction du charbon et
le stockage du CO2, valorisant à terme des technologies
exportables. Mais au-delà, répondre aux défis énergétiques et
écologiques de demain, passe aussi et entre autre par la
production de pétrole vert associant très fortement le monde
agricole.
La Nièvre doit faire
le choix de tourner le dos au passé et de miser sur
l’innovation, la recherche, l’entreprenariat [et le monde des
PME tout en respectant et en valorisant son patrimoine
exceptionnel et le tourisme vert pouvant en découler. Croissance
et emplois pérennes passent par ces actions. Ce sont ces choix
d’avenir que le MPF proposera aux prochaines élections pour
notre département].
Alexis RICHERT,
Président de la fédération de la Nièvre du MPF
NB : Le texte
ci-dessus est celui de notre tribune telle qu'adressée
au Journal du Centre. Les passages en italique et entre crochets
n'ont pas été publiés par le journal.