Les priorités économiques sont elles également des priorités
politiques ? - 30/12/06
A77, de l’agitation… et pas
d’avancées
Un point clef du
manque d’attractivité de la Nièvre est son enclavement. La
première des priorités doit donc être la poursuite de l’A77,
réalisation cruciale et urgente pour notre département. Bien
qu’il soit incompréhensible qu’elle n’est déjà était faite
pendant les deux septennats de M. Mitterrand, ou les 5 années de
présence de M. Jospin à Matignon, il faut aujourd’hui tout
mettre en œuvre pour résoudre ce problème. Malheureusement, si
certains élus se sont saisis du dossier, cela ressemble surtout
à une gesticulation médiatique pré-électorale, qui ne trouve pas
de traduction en actes.
La réalité est
qu’aujourd’hui la seule solution qui puisse permettre
l’achèvement de l’A77, au moins pour sa partie nivernaise, est
le cofinancement des travaux par l’État d’une part et les
collectivités territoriales (département et la région) d’autre
part. Le problème est que le Conseil général de la Nièvre semble
résolument opposé à cette solution. En 2004, lors de la
discussion concernant le financement du contournement de Moiry,
la région – alors dirigée par la droite – avait ainsi donné son
accord de principe au financement d’une partie des travaux de
cette portion. Or, le département ayant pour sa pour part refusé
d’effectuer la même démarche, le dossier n’a pu aboutir…
Le 15 décembre
dernier, le Conseiller général d’opposition Daniel Rostein a
avancé une nouvelle proposition pour sortir de l’impasse
actuelle : la conclusion d’un accord avec l’État, pour permettre
l’avance par le Département du montant des travaux d’achèvement
de la portion nivernaise de l’A77 (23km pour 123 M€). En échange
l’État s’engagerait à rembourser cette somme au terme d’une
période de 7 ans. L’objectif était de permettre aux travaux de
commencer dès 2007. Avec le concours de la région à hauteur de
50% du montant, le poids annuelle de cette avance n’aurait-été
pour la Nièvre que de 8,75 millions d’euros, soit moins de 15%
du budget investissement du Conseil général.
Intéressante, cette
solution a pourtant était immédiatement rejetée par le Président
du Conseil général. Selon M Charmant, elle pèserait sur le
budget départemental et nécessiterait de contracter un emprunt
dont le coût annuel des intérêts serait de 315 000 €. Bien sur,
l’idée de financer cette dépense, pour un équipement unanimement
jugé impératif et urgent, en réduisant légèrement le budget de
fonctionnement du Conseil général (dont 64% est consacré à
l’action sociale) n’a pas été évoquée.
Quant aux travaux,
seul la réalisation de la portion Nevers - Magny-Cours devrait
être assurée par l’État mais sans doute pas avant trois ans.
Pour la suite, le flou est total…